A la une : Présidence Sarkozy : Eric Besson avait raison

Certains écrits peuvent devenir... prophétiques. Avant de rejoindre le camp sarkozyste, Eric Besson avait suscité une vive polémique en publiant un document particulièrement fourni et intitulé « les inquiétantes ruptures de Nicolas Sarkozy ».

Perçu comme une caricature grossière par la gauche, vécu comme un « coup bas » par la droite, ce document s'attachait à démontrer en quoi le candidat de l'UMP s'inspirait du modèle conservateur américain pour élaborer son projet présidentiel.

C'était il y a tout juste un an. Et si depuis l'auteur s'est désolidarisé de son ½uvre, les faits, eux, sont venus confirmer la justesse de l'analyse. Reniant en mai ce qu'il avait écrit en janvier, Eric Besson ne s'était pas trompé : La France a voté, en 2007, pour « un néo-conservateur américain à passeport français ».

La première critique formulée dans ce document concernait le rapport aux religions. Comme les néoconservateurs américains, le candidat de l'UMP était accusé de considérer les églises comme un élément moteur – et régulateur – de la société. Il faut dire que l'idée d'un rôle éclairant des religions dans le corps social sourdait déjà à la lecture de l'ouvrage « La République, les religions, l'Espérance ». Après les déclarations de Latran et de Ryad, les doutes se sont transformés en réalité : « Dans la transmission des valeurs et dans l'apprentissage de la différence entre le bien et le mal, l'instituteur ne pourra jamais remplacer le curé ou le pasteur » (discours de Latran, Nicolas Sarkozy). En revendiquant ainsi la nécessité d'une spiritualité religieuse dans l'ordre social, le positionnement du Chef de l'Etat constitue bien une entorse aux principes républiques et laïcs.

Le deuxième parallèle établit entre Nicolas Sarkozy et la droite américaine se fondait sur une conception partagée du fait sécuritaire. Dès son arrivée au Ministère de l'Intérieur, Nicolas Sarkozy fut soupçonné de pratiquer une forme de populisme pénal, inventée et théorisée aux Etats-Unis. Eric Besson dénonçait alors le recours à l'émotion et à la figure de la victime pour justifier les politiques sécuritaires. Depuis, la mise en ½uvre de la « rétention de sûreté » est venue confirmer, après bien d'autres mesures telles que les peine planchers ou le plaider coupable, cette conception manichéenne de la sécurité.

Enfin, pour Eric Besson, le candidat de l'UMP était porteur, sous couvert d'un faux pragmatisme, d'une révolution libérale « à l'anglo-saxonne ». La référence au modèle économique américain se retrouvait effectivement dans la plupart des thématiques développées durant la campagne présidentielle. Il en fut ainsi de la « société du mérite » défendue par Nicolas Sarkozy, qui se fonde sur l'illusion du « quand on veut, on peut ». Idem de la « société des propriétaires » ou du concept populiste de la « France qui se lève tôt ». Autant de principes libéraux qui ont, depuis, guidés l'ensemble des choix politiques du gouvernement, du cadeau fiscal à la mise en place de la franchise pour les soins.

En ayant l'intuition, avec d'autres, que Nicolas Sarkozy puisait son inspiration de l'autre côté de l'Atlantique, Eric Besson avait donc vu juste. Aux sources du sarkozysme, il existe bel et bien une fascination – coupable car aveugle – pour le monde anglo-saxon. Alors que nous avons tout à attendre d'un nouveau rêve européen, le Chef de l'Etat reste bloqué sur une vision idéalisée, et terriblement datée, de l'Amérique.

Cet entêtement idéologique n'est pas seulement un facteur d'erreurs économiques. Il donne un visage pathétique à la France et inquiétant à l'avenir. Le modèle néoconservateur a, en effet, montré ses limites : au-delà de la crise des subprimes, c'est toute l'économie américaine qui sort fragilisée de l'expérience « bushiste ». A la chute du nombre d'emplois créés chaque année (presque divisé par trois en 3 ans) s'ajoute une précarisation sans précédent des travailleurs du privé dont la part bénéficiant d'une pension est passée de 50,3% en 2000 à 43,2% en 2006. Voilà à quoi devrait donc aboutir la « France d'après »...

En 2007, Eric Besson avait raison de souligner les « inquiétantes ruptures de Nicolas Sarkozy ». Mais qu'il est troublant de constater qu'il participe aujourd'hui, en tant que ministre, à les entretenir et à les faire vivre.
# Posté le mardi 06 mai 2008 18:15

Mieux vaut tard que jamais

Mieux vaut tard que jamais
Municipales: des élections locales à vocation nationale

Ce dimanche, les électeurs sont appelés au premier tour des élection des exécutifs municipaux des 36.683 communes de France. Mais ce scrutin local pourrait se transformer en un vote pour ou contre Nicolas Sarkozy. La gauche espère conquérir quelques très grandes villes dont Toulouse et Strabourg, voir même Marseille.

Le PS part largement favori aux élections municipales, qui se déroulent les dimanches 9 et 16 mars. Ses listes obtiendraient 44% des suffrages au premier tour, contre 41% pour celles de la droite, 7% au MoDem, 2% à l'extrême-gauche, 2% au Front National (FN) et 4% à d'autres listes, selon une enquête CSA-Dexia pour Europe 1 et Le Parisien.

Parmi les 11 villes de plus de 200.000 habitants, le PS devrait conserver Paris, Lyon, Nantes, Montpellier, Rennes et Lille. Il pourrait emporter Strasbourg et Toulouse. La bataille est devenue serrée à Marseille, alors que jusqu'à présent le maire sortant Jean-Claude Gaudin (UMP) semblait indéboulonnable. Seuls à droite, Alain Juppé, à Bordeaux, et Jacques Peyrat, à Nice, semblent assurés de conserver leurs sièges.

Difficile devant l'ampleur de cette vague rose annoncée de ne pas trouver son origine dans la défaveur qui submerge Nicolas Sarkozy. Sa dégringolade subite dans les sondages atteint un niveau rarement vu dans l'histoire politique récente. Force est donc de se demander si les municipales 2008, plus que les scrutins locaux précédents, serviront aux Français à sanctionner le style "bling-bling" du président de la République.

Toutefois, l'arbre des 11 villes de plus de 200.000 habitants ne doit pas masquer la forêt des 36.683 scrutins de France et d'outre-mer. Les enjeux locaux, les listes de candidats d'intérêt local sans étiquettes clairement définies, le mode de scrutin plurinominal dans les villages de moins de 3.500 habitants - les trois-quart des communes - obscurcissent traditionnellement la lecture strictement politique du scrutin. Les électeurs affirment d'ailleurs à 66% qu'ils se prononceront en fonction de considérations locales, selon un sondage IFOP publié dans Le Monde daté de samedi 8 mars.

La lecture pour ou contre Sarkozy du scrutin est, de plus, brouillée par l'ouverture, proclamée par tous les camps. Des candidats PS figurent parfois sur des listes UMP, d'autres de droite ornent des listes PS. Les candidats MoDem figurent sur des listes de droite, comme à Bordeaux, et sur des listes PS, comme à Dijon. Les enjeux propres posent d'autres questions que le simple pour ou contre Sarkozy. Une large victoire de Bertrand Delanoe, à Paris, assoira son pouvoir sur le PS. L'échec de Marine Le Pen à Henin-Beaumont signerait la faillite du FN. Celui de François Bayrou à Pau porterait un coup très dur à ses ambitions.

Il n'empêche. Nicolas Sarkozy lui-même, sentant bien le danger, s'est totalement employé pour que le premier scrutin de sa mandature ne se transforme pas en un référendum pour ou contre sa personnalité. "Je n'ai pas l'intention de rythmer (mon quinquenat) en fonction des scrutins locaux, régionaux ou européens", a-t-il déclaré dans Le Figaro de jeudi 6 mars. Le remaniement du gouvernement, tant attendu, est sans doute reporté à la fin 2008. Il sera alors déconnecté d'une défaite annoncé ou d'une victoire espérée. D'autant plus que les ministres battus pourront rester au gouvernement, signale le patron de l'UMP, Patrick Devedjian.

Cette crainte d'un vote sanction, dont l'envie monte dans l'opinion, est ressentie par d'autres dirigeants de l'UMP. Ils ont lu le sondage IFOP-Le Monde où 21% des électeurs déclarent vouloir sanctionner la politique du chef de l'Etat à la veille du scrutin, contre seulement 16% en janvier 2007. Les candidatures de 22 ministres à ces élections donnent l'occasion aux électeurs de sanctionner le pouvoir.

Certains de ces ministres semblent d'ailleurs bien menacés comme Xavier Darcos, maire de Périgueux. D'autres ont renoncé avant le dépôt des listes, craignant un vote sanction. Les dirigeants de l'UMP veulent alors à toute force "localiser" le scrutin pour lui dénier toute portée anti-Sarkozy. "Que mes amis m'oublient un peu", supplie Alain Juppé, qui joue sa vie politique sur son succès à Bordeaux.

La gauche, elle, tente de jouer le rejet du président pour emporter quelques belles victoires. Ségolène Royal a ainsi appellé à un "vote moral" contre la droite, lors d'un meeting à Toulouse. Mais le PS, connaissant sa faiblesse politique sur le plan national, ne fera pas "la grosse tête" après les résultats, comme l'a promis François Hollande.

Quelles que soient les stratégies des uns et des autres, les électeurs donneront une réponse au soir du second tour, et seulement à ce moment. La barre est d'ailleurs fixée par l'UMP elle-même. Patrick Devedjian se fixe comme objectif de remporter "une quinzaine de grandes villes de plus de 30.000 habitants". En deçà, l'UMP pourrait s'en prendre à Nicolas Sarkozy.
http://www.latribune.fr/info/Municipales--des-elections-locales-a-vocation-nationale-~-ID4685797AEC481A03C1257405004F6904
# Posté le vendredi 07 mars 2008 14:13

Vite!!!

Vite!!!
Alors que 47% des électeurs n'ont pas votés pour Nicolas Sarkozy à la présidentielle, l'UMP caresse le rêve d'une assemblée où elle obtiendrait plus de 75% des sièges. Le Mouvement Des Jeunes Socialistes, avec ton soutien, ne laissera pas se réaliser ce cauchemar pour notre démocratie.
Sans opposition significative à l'Assemblée Nationale, des CPE pourraient être votés tous les mois sans que les citoyens n'aient de force pour exprimer leurs volontés. Les fédérations du MJS seront présentes ces prochains jours pour militer sur le terrain et sur le web pour mobiliser les jeunes et lutter contre l'abstention.

ALORS FAIS PASSEZ DES MESSAGES SUR TON SKYBLOG ET MOBILISE LES PERSONNES AUTOUR DE TOI ! Nous avons besoin de tout le monde !

Nous comptons aussi fortement sur toi pour venir bâtir le blog des jeunes socialistes avec nous. Viens t’y exprimer, Parles-en autour de toi ! Fais le connaître. Contacte nous pour donner ton avis, échanger des arguments ou nous soumettre des idées d'articles. Il vient d’être remis à jour . On compte sur toi !

Nicolas Sarkozy a déjà pris beaucoup de pouvoir. Le 17 juin, ne les lui abandonnons pas tous !

A très bientôt. Amitiés socialistes.
# Posté le samedi 16 juin 2007 12:31

Plus qu'un jour

Plus qu'un jour
Ne vous abstenez pas ! Ne laissez pas les autres décider à votre place !

Le rôle du député est important, il est le représentant de la nation, il est à l'écoute, il s'efforce de trouver des solutions aux problèmes. Il a le pouvoir de critiquer, de faire progresser la législation et d'améliorer son application. C'est lui qui vote les lois.

Je souhaite pour la France éviter la concentration de tous les pouvoirs entre les mains d'un seul homme et d'un seul parti. Pour les cinq années à venir, l'Assemblée sera le seul lieu de contre-pouvoir et de débat démocratique à l'échelle nationale.

Quelle sera la politique soutenue par les députés UMP :

- Sur le travail, ce sera le recours illimité aux heures supplémentaires et la généralisation du CNE.

- Sur la fiscalité, ce sera le bouclier fiscal pour les plus fortunés et la hausse de la TVA pour tous, à 24,5%.

- Sur la santé, ce seront les fameuses « franchises » qui obligeront à des couvertures individuelles auprès des assurances privées.

- Sur le logement, ce sera des déductions fiscales aux plus favorisés pour l'achat de leur bien immobilier.

- Sur l'éducation, ce sera une réduction des moyens et la suppression de la carte scolaire.

Pour toutes ces raisons, il faut élire le plus grand nombre de député(e)s socialistes à l'Assemblée Nationale ! Vous serez sûr(e)s que l'emploi sera la première priorité, que vos droits essentiels seront défendus, que les services publics seront garantis et que la réussite de chacun se fera au bénéfice de tous !

Le 17 juin,il s'agit aussi de permettre un équilibre dans nos institutions. « L'Etat UMP » veut disposer de tous les pouvoirs : politiques, financiers, médiatiques. La France a besoin de mesure, de contrepoids, de pluralisme !

Soyez conquérant(e)s ! L'heure est au renouveau et au dynamisme !

Le 17 juin, votez pour des députés à votre écoute, proche de vous.

Votez Parti Socialiste
# Posté le samedi 16 juin 2007 12:30

Derniers jours pour éviter le pire!!!!

Derniers jours pour éviter le pire!!!!
5 bonnes raisons de voter à Gauche
Quelques semaines de présidence de Nicolas Sarkozy ont suffi à dévoiler les tentations hégémoniques de l'UMP. Médias, institutions, pouvoirs... La droite cherche à s'imposer dans tous les secteurs en étouffant toutes les oppositions. Le dimanche 17 juin 2007, mobilisons-nous pour faire barrage à l'UMP en soutenant les candidats de Gauche aux élections législatives. Et voilà déjà au moins 5 bonnes raisons d'aller voter :

La mainmise de Nicolas Sarkozy sur les médias !

Etre l'ami des patrons des principaux groupes de presse français ne suffit plus à Nicolas Sarkozy, il nomme désormais ses proches à la tête d'organes de presse, ou récompense les journalistes zélés par des postes ministériels.

En effet au lendemain de l'élection de Nicolas Sarkozy, son directeur adjoint de campagne a été nommé directeur adjoint de TF1 alors même qu'il n'a aucune expérience dans l'audiovisuel ! Même chose chez France Télévision,

Arnaud Esquerré, le responsable de la com' au ministère de la Culture intègre la direction de France Télévision ! Quant à Myriam Lévy, reporter au Figaro, elle a été récompensée de sa campagne virulente envers la gauche par un poste de conseillère en communication auprès de François Fillon et Catherine Pégard, chef du service politique du Point, a intégré l'équipe de Sarkozy à l'Elysée !

Peines Plancher : la fin de l'individualisation des peines !

Rachida Dati, Ministre de la Justice, a annoncé qu'elle comptait bien mettre en place ce qui est un retour en arrière de près de cent ans dans le droit français !

L'instauration de peines plancher serait la fin de l'individualisation des jugements, c'est-à-dire la fin de la prise en compte par le juge de l'histoire familiale, du parcours professionnel ou encore du contexte dans lequel a été commis le délit ! On court tout droit vers l'automatisation de la justice : A quoi serviront désormais les juges ? Le Conseil Constitutionnel a même émis des réserves quant à la conformité d'une telle loi avec la constitution française !

Majorité Pénale à 16 ans : les mineurs jugés comme des adultes !

Si la majorité pénale est fixée à 18 ans, c'est que l'on considère qu'un jeune n'a pas forcément la maturité pour prendre pleinement conscience de ses actes et de leur gravité. Nicolas Sarkozy veut lui fixer la majorité pénale à 16 ans pour les récidivistes et par conséquent juger les mineurs comme des adultes.

La prison a déjà fait la preuve de son échec, qui plus est pour des mineurs. Un jeune incarcéré pour des délits mineurs en ressort la plupart du temps avec un risque élevé de se voir entraîner dans la spirale de la délinquance. Les rencontres et les fréquentations faites dans les prisons n'étant pas de nature à remettre un jeune dans le droit chemin.

Franchises Médicales : vers une privatisation de l'Assurance Maladie !

Nicolas Sarkozy compte mettre en place un système de franchise sur le remboursement des soins médicaux. C'est à dire que les premières dizaines d'euros de soins chaque année ne seront plus remboursées par la Sécurité Sociale ! Le gouvernement parle même de 4 franchises différentes : sur les visites médicales, les examens biologiques, les achats de médicaments et l'hospitalisation.

Cette mesure empêchera les plus défavorisés de se soigner, eux qui n'ont pas les moyens de dépenser ne serait-ce que quelques dizaines d'euros en plus chaque ! De plus c'est un premier pas vers un système d'assurance maladie à l'américaine, avec toutes ses dérives. Avec l'instauration de ces franchises ceux qui en ont les moyens prendront des assurances privées sur la partie non remboursée et les autres n'auront qu'à rester en bonne santé !

Mini Traité Européen : le vote des Français méprisé !

Alors qu'une majorité de français a voté non au traité constitutionnel en Mai 2005, Nicolas Sarkozy veut imposer à ceux-ci, par voix parlementaire, sans prendre en compte à nouveau l'avis des français, un Mini Traité Européen qui ne serait en fait que la reprise du Traité précédent SANS la charte des droits Fondamentaux qui, elle, était une véritable avancée en matière de libertés individuelles.


La France que veut construire Nicolas Sarkozy n'est pas la nôtre. Dimanche 17 juin 2007, votons pour une majorité de Gauche.
# Posté le vendredi 15 juin 2007 03:55